ABERNUNCIO

compagnie

ABERNUNCIO signifie ' JUSQU'À PLUS SOIF ' en patois bourguignon.

 

Notre petite JOIE à nous, c’est de nous pencher sur des ENJEUX ACTUELS, SOCIAUX ET POLITIQUES en y injectant du DÉCALAGE, de la POÉSIE et de L'ABSURDE. D’abord, on questionne, on fouine, on rencontre des penseur.se.s de tous bords, on se frotte les méninges, on mène des récoltes de paroles, on lit des articles, on écoute des podcasts… Petit à petit, on commence à bidouiller, à partir de cette matière, des objets artistiques. À ce stade-là, on ne s’interdit rien, ni dans le fond, ni dans la forme : on peut créer des stop-motion avec des playmobil, des cartes postales avec des tampons en lino-gravure, des pin’s en plastique mou, des fanzines décalés, des maquettes, des créations sonores, des collages de textes… Tout ce qu’on veut pourvu que ce soit gai à faire ! Et au fur et à mesure de cette recherche, les lignes du spectacle à venir se dessinent. Des pistes se dégagent. D’autres disparaissent de notre champ de vision. La pensée se construit, la forme s’affine, l’équipe se précise.  Et nous voilà en train de confectionner un spectacle. Le plus souvent de manière COLLECTIVE en passant par l'ÉCRITURE DE PLATEAU. Et toujours dans une démarche INTERDISCIPLINAIRE.

Vous l’aurez compris : ABERNUNCIO est POLYMORPHE, tant dans sa structure, dans les matières qu’elle travaille que dans les formes finales qu’elle présente : formats, dispositifs scéniques, rapports scène-salle se réinventent à chaque création. On le sait, cette multiplicité déroute parfois et ce serait bien plus pratique de nous ranger dans une seule case. Mais que voulez-vous… on ne se refait pas !

PARTENAIRES

Abernuncio est née en Seine-Saint-Denis, a pris son essor dès 2016 dans les Hauts-de-France puis s’est implantée en Bourgogne en 2022. La compagnie a tissé des liens forts avec les acteur.ice.s culturelles de ces terrirtoires. Qu’ils soutiennent, accompagnent, programment ou participent aux créations d’Abernuncio, ce sont des acteur.ice.s essentiel.le.s sans qui l’épanouissement de la compagnie ne serait pas possible.


• Le Théâtre Dijon Bourgogne - CDN de Dijon (21) 

• La Maison J. Copeau de Pernand-Vergelesses (21)
• Les Chantiers du Théâtre de Villeneuve-sur-Yonne (89)
• La Transverse à Corbigny (58)

• Le Club des 6 - réseau Arts de la rue de Bourgogne Franche-Comté

• Le collectif des possibles

• Le Théâtre de L'unité 

• Le collectif Mazette (72)

• L'ARTDAM - Dijon (21)
• DRAC Hauts-de-France
• Le département du Pas-de-Calais (62)
• La Maison du théâtre d’Amiens (80)
• Le Théâtre Jacques Carat de Cachan (94)
• EPCC – la Barcarolle / Saint-Omer (62)
• Communauté d’Agglomération du Pays de Saint-Omer (62)
• Ville de Saint-Omer (62)
• Ville d’Arques (62)
• Le Pays d’Art et d’Histoire du Pays de Saint-Omer (62)
• Mémoire du Travail - PREAC (59)
• Travail et Culture à Lille (59)
Ainsi que les théâtres, associations, festivals qui, d’une manière ou d’une autre, apportent de l’eau à notre moulin. Sans oublier, évidemment, les gens - penseur.euse.s revendiqué.e.s ou non, qui, au fil des années, acceptent de nous livrer une part de leur intimité, leur prisme sur le monde actuel et aussi (et surtout) un peu de leur temps.

Chez Abernuncio, on turbine à l’humain (on ne sait pas faire autrement). Pas un spectacle sans mettre en place des CUEILLETTES DE TÉMOIGNAGES. Pas une recherche qui ne s’appuie sur des ressources sociologiques, scientifiques, philosophiques… Pas une forme qui ne prenne naissance dans le temps et l’espace où elle s’inscrit. Nous créons les deux pieds bien ancrés dans une réalité sociale, politique, historique et territoriale. Puisque nous jetons un œil sur notre monde et les questions qui l’agitent, il faut bien commencer par aller à la rencontre des individus qui le composent. 

Tout a commencé en 2016 avec la création du Discours de l’incertitude volontaire. On avait les mains engluées dans les questions de patriarcat, de pouvoir et d’héritage. Soudain, on a levé le nez de nos bouquins. À quelques kilomètres de là, il y avait Arc International, exemple type des entreprises familiales et paternalistes du début du 19eme siècle, fleuron mondial de l’industrie verrière et cristallière dans les années 90 et puis, à la mort du patriarche… (vous nous voyez venir, non ?) : on délocalise en Chine et en Russie, on lance un plan de licenciement massif et on finit par vendre le tout à un fond de pension américain. L’histoire est incroyablement ordinaire. Elle n’en reste pas moins fascinante. Et il y a fort à parier que les travailleur.euse.s de l’entreprise en détiennent une lecture que nous ne trouverons pas ailleurs. Banco ! Nous voilà à écouter Yvette, Jacques, Rémi et les autres. Chez eux, en balade ou à leur poste de travail. Les expériences s’amoncellent. Notre compréhension se précise. Les questions se complexifient.

Nous sommes à l’endroit exact où la trajectoire personnelle rejoint l’histoire collective. À partir de ce jour, il n’a plus jamais été question de créer sans mener ces en-quêtes. Pas question de nous priver de ce prisme. Parce que cette somme d’expériences et de savoirs individuels constituent un réservoir à idées et à réflexion inestimable. Parce que cette démarche participe de notre vision d’un art populaire, exigeant et citoyen. Et aussi (on ne va pas se mentir) parce que rien ne nous botte plus que de prendre le temps (oh luxe !) d’aller papoter avec les un.e.s et les autres de ce qui nous anime, nous entoure, nous questionne autour d’un bout de gâteau au yaourt. 

Et d’en faire spectacle.